Le retour à l’ordre sera lent

Tunisie : le contre-choc  Abonné

Publié le 24/01/2011
Le rejet, par les Tunisiens, d’un gouvernement issu du parti de Ben Ali est légitime. Comme ils le disent fort bien, la dictature doit disparaître après la disparition du dictateur. La démission du même parti des ministres qui en sont issus n’est donc qu’un changement de chemise. En se maintenant au pouvoir, l’équipe dirigeante actuelle s’est déjà créé une opposition, notamment dans les rangs syndicaux.

UNE FOIS QUE SERA PASSÉ le moment du lyrisme révolutionnaire, il faudra bien que la Tunisie retourne à ses activités si elle veut maintenir son niveau de vie. Les manifestants ne veulent pas plus céder au chantage économique qu’ils n’ont cédé à l’alibi de la croissance brandi, il y a quelques jours encore, par le despote. Il n’empêche que, en se prolongeant, la crise tunisienne favorise l’émergence de nouveaux dangers. L’exigence de liberté absolue, fort compréhensible, conduit néanmoins à un début d’épuration.

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