Des réformes qui passent mal

Tensions extrêmes  Abonné

Publié le 18/05/2015
Qu’est-ce qui explique la soudaine tension qui affecte les débats parlementaires actuels ? À une discussion sur le fond, par exemple au sujet de la loi Macron et de la réforme du collège, s’ajoutent des imprécations venues de la droite et aussitôt contrées par un tir de barrage de la majorité. La raison de cette dégradation du discours politique est simple : tout le monde est déjà en campagne.

À droite, on a cru bon d’ajouter aux critiques sur le contenu de la réforme proposée par la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, des attaques personnelles auxquelles Nicolas Sarkozy a lui-même contribué. Aussitôt, le gouvernement, Manuel Valls en tête, a décidé d’afficher son soutien à la ministre, ce qui est naturel, mais aussi de la victimiser, choix fréquent à gauche et qui tend à faire accroire que Mme Vallaud-Belkacem ferait l’objet d’une cabale xénophobe, le mot a été employé par plusieurs leaders socialistes.

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