De François Bayrou à Valéry Giscard d’Estaing

Sur la méchanceté en politique  Abonné

Publié le 15/06/2009
François Bayrou est à peu près convaincu que, sans les attaques qu’il a lancées le 4 juin à la télévision contre Daniel Cohn-Bendit, il aurait fait un meilleur score aux élections européennes. Il avait au moins un enjeu à défendre. Ce n’est pas le cas de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing qui, en commentant le décès du président du Gabon, Omar Bongo, a affirmé que celui-ci avait financé la campagne de Jacques Chirac à la présidentielle de 1981.

DANS LE PREMIER CAS, l’accusation n’était pas dénuée de tout fondement. Daniel Cohn-Bendit a effectivement publié en 1975 un livre dans lequel il semble exprimer une inavouable affinité avec la pédophilie. Cet ouvrage a fait scandale, M. Cohn-Bendit s’en est alors expliqué et les médias sont passés à autre chose. M. Bayrou dit qu’il a lu le livre récemment, qu’il en a ressenti un malaise et que, dans le feu des accusations réciproques que les deux hommes se sont lancées lors du débat de France 2, il l’a fait savoir à son adversaire.

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