L’affrontement social continue

Sarkozy n’a pas convaincu

Publié le 23/02/2009
Les syndicats se sont déclarés insatisfaits à la suite du sommet social de jeudi dernier à l’Élysée. Le chef de l’État avait annoncé pourtant un plan de de 2,6 milliards d’euros qui réduit l’impôt de 6 millions de contribuables, accorde une prime de 500 euros aux chômeurs qui n’ont pas acquis le droit aux indemnités, accorde une prime de 150 euros à 3 millions de familles, prend en charge une partie du financement des services à la personne, abonde de 800 millions le Fonds d’investissement social (aide à la recherche d’emploi) et indemnise à hauteur de 75 % le chômage partiel.

DU SAUPOUDRAGE. Ce jugement syndical est à la fois vrai et inacceptable. Quand l’État vient en aide à une quinzaine de millions de Français (au moins), que peut-il faire d’autre que du saupoudrage ? On conviendra sans barguigner que pour les classes pauvre et moyenne, le secours apporté par l’État n’est pas bouleversant ; il ne changera certainement pas leur condition. Sur le plan politique, Nicolas Sarkozy a par ailleurs reconnu qu’il devait faire un geste inspiré par les revendications et non dicté par les dogmes.

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