Les blocages sociaux

Réformes, je vous hais !  Abonné

Publié le 23/06/2014
Les deux crises sociales du mois de juin, SNCF et intermittents du spectacle, se terminent comme des incendies violents soudain privés d’air, affaiblis par leur propre durée, par des concessions contraires à l’esprit même de la réforme dont ils sont l’objet, et sans que le gouvernement ait vraiment imposé son projet ou que les travailleurs en grève en aient compris la signification, la nécessité et l’urgence.

Ces conflits appellent deux constats. Le premier et le plus important, c’est qu’un accord social dûment négocié et signé par des organisations syndicales n’a plus force de loi : il peut être contesté, et de quelle manière, par les salariés concernés. Dans le cas de la SNCF, tout était prévu par les partenaires sociaux, y compris la CGT, et par le gouvernement pour qu’une petite grève de deux jours précède la discussion du projet de loi à l’Assemblée nationale. Tout était prévu, y compris les deux amendements proposés par le Froint de gauche et aussitôt adoptés.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Abonnez-vous dès maintenant

1€ le premier mois

puis 11,60€/mois (résiliable à tout moment)

Déjà abonné ?

Vous êtes abonné au journal papier ?

J'active mon compte