Réforme de l’officine : la balle est dans le camp des ministres

Publié le 07/10/2014
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, et la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, et la ministre de la Santé, Marisol Touraine.
Crédit photo : S. TOUBON

Les trois syndicats d’officinaux (FSPF, USPO et UNPF) et l’Ordre des pharmaciens ont été reçus hier pour la deuxième fois par les représentants des cabinets des ministères de l’Économie et de la Santé. Une nouvelle réunion de concertation à l’issue de laquelle rien n’a encore été tranché. L’objectif était plutôt de refaire un tour de table pour affiner les positions des uns et des autres. Deux sujets ont été plus particulièrement abordés : l’implantation des pharmacies sur le territoire et le capital des officines. Dans ce cadre, il a été question de la prise de participations des salariés dans les pharmacies, mais aussi des autres professionnels de santé. La rencontre a été « constructive », souligne Philippe Gaertner, président de la FSPF. Toutefois, souligne-t-il, « nous ne sommes qu’au début de l’écriture du projet de loi. Il ne faut pas négliger les possibilités de modifications du texte au cours des débats parlementaires ». « Nous avons le sentiment d’être écoutés, que nos arguments sont pris en compte », indique de son côté Gilles Bonnefond, président de l’USPO, qui note aussi une meilleure compréhension du cabinet d’Emmanuel Macron sur la spécificité de l’officine. Mais pas question pour autant de relâcher la pression sur le gouvernement. « Les pharmaciens doivent continuer la grève des gardes, à contacter les élus et à envoyer les signatures de la pétition qui est un succès phénoménal, martèle-t-il. On a dépassé le million de signatures en une quinzaine de jours. »

Aucun autre rendez-vous n’est pour l’heure prévue. Les cabinets d’Emmanuel Macron et de Marisol Touraine vont désormais plancher sur des mesures pour faire évoluer l’officine. Verdict dans une quinzaine de jours.


Source : lequotidiendupharmacien.fr