La mort tragique de Clément Méric

Récupération d’un crime  Abonné

Publié le 10/06/2013
Un jeune homme de 19 ans est tué à coups de poing et les vivants, après une rapide et convenue dénonciation du crime, s’emparent de l’affaire pour en faire une vaste polémique politique. On ne qualifiera pas leur comportement, mais le refus des militants d’extrême gauche d’accepter, dans leurs manifestations, la présence de socialistes ou même de Jean-Luc Mélenchon, montre que les amis de la victime n’entendent pas servir d’autre cause que la leur.
Clément Méric, mort pour ses idées

Clément Méric, mort pour ses idées
Crédit photo : AFP

NOUS SOMMES aujourd’hui dans une société dont les membres ne savent plus, face à un événement très douloureux, se contenter d’exprimer leur détresse ou leur consternation. Nous sommes dans un monde où tout doit avoir une signification qui conforte les convictions de chaque individu et le dogme de chaque chapelle. Nous sommes dans un système où, sous l’expression même de la douleur, affleure un cynisme dont personne ne parvient plus à se départir. Or, justement, Clément Méric ne voulait pas appartenir à ce genre de société, de monde ou de système.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Abonnez-vous dès maintenant

1€ le premier mois

puis 11,60€/mois (résiliable à tout moment)

Déjà abonné ?

Vous êtes abonné au journal papier ?

J'active mon compte