Les retombées de l’affaire Leonarda

Question de légitimité  Abonné

Publié le 21/10/2013
François Hollande a refusé de désavouer ou de limoger Manuels Valls à la suite de l’expulsion d’une jeune immigrée de quinze ans, Leonarda Dibrani, dont on ne sait plus exactement, aujourd’hui, si elle est kosovare ou italienne. L’émotion nationale qui a suivi le récit, sans doute dramatisé, de son interpellation dans un bus scolaire, a néanmoins affaibli le ministre de l’Intérieur, créé un nouveau rapport de forces entre le pouvoir et sa propre majorité et posé la question du contenu des programmes lancés par le président de la République.
Hollande : sans la droite, sans la gauche et sans l’opinion

Hollande : sans la droite, sans la gauche et sans l’opinion
Crédit photo : AFP

D’ABORD, EXAMINONS l’émotion. Pourquoi le cas de cette adolescente de 15 ans, dont la famille se trouvait en situation irrégulière, a-t-il soulevé une telle rage dans la totalité de la gauche, forces de gouvernement et d’opposition incluses, sinon parce que la gauche est de moins en moins en adéquation avec les réformes voulues par le chef de l’État ? En quelques heures, une sorte d’incendie moral a embrasé non seulement la gauche d’opposition et l’aile gauche du PS mais des hommes, comme Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, qui représentent le pouvoir lui-même.

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