Trouble de l’identité sexuelle en pédiatrie

Quand être une fille ou un garçon n’est pas une évidence

Publié le 04/03/2013
Le trouble de l’identité sexuelle est rare en pédiatrie, sans doute plus tabou qu’à l’âge adulte. Même si ce n’est pas une maladie mentale, un soutien psychiatrique est au moins utile, sinon nécessaire. L’évaluation est délicate, la persistance des symptômes un critère diagnostique fort. L’enfant peut se sentir très tôt du sexe opposé et l’adolescence peut s’avérer très compliquée à vivre. Pour le Dr Marie-France Le Heuzey, pédopsychiatre à l’hôpital Robert-Debré (Paris), un mot d’ordre pour le médecin, accompagner et non influencer.

EST-CE TOUT À FAIT normal ? Pour le collectif gays, lesbiens, bis, trans ou les partisans de la non-attribution de sexe à l’enfant, rien d’anormal à ce qu’un enfant se déclare vouloir être du sexe opposé, seul le rejet de la société serait problématique. Pour le Dr Marie-France Le Heuzey, pédopsychiatre à l’hôpital Robert-Debré (Paris), auteur d’un article sur le sujet dans « les Archives de pédiatrie », la question est ailleurs. « Comment venir en aide à ces enfants qui ne sont pas à l’aise avec leur corps ?

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