Prix des médicaments : le président du CEPS défend le modèle français

Publié le 20/11/2013

Invité des VIe Rencontres de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), le président du Comité économique des produits de santé (CEPS), Dominique Giorgi, est revenu sur l’émission de France 3 « Pièces à conviction » intitulée le « scandale du prix des médicaments », diffusée le 13 novembre. « Les prix des médicaments en France ne sont pas les plus élevés d’Europe », dément-il. Selon lui, ils ne seraient même pas plus élevés que les prix italiens, contrairement à ce que l’émission rapportait. En effet, explique en substance le président du CEPS, les tarifs des spécialités dépendent des modes de consommation de chaque pays. Par conséquent, ils doivent être pondérés par les volumes de vente de médicaments, « comme le font tous les économistes sérieux », souligne-t-il. Dominique Giorgi va plus loin et indique que si l’on regarde de plus près l’étude, même en prenant les volumes relevés en Italie, les prix dans l’Hexagone sont comparables aux prix transalpins. « La seule différence observée porte sur les produits anciens qui ne sont plus sous brevet », relève le président du CEPS. Autrement dit, les génériques en France sont plus chers par rapport à d’autres pays, fait-il remarquer. Mais cela peut s’expliquer, car certaines contrées citées en exemple pour leurs génériques moins chers possèdent aussi parfois des systèmes de santé très éloignés du nôtre. Aux Pays-Bas, par exemple, l’assurance-maladie est privée et les génériques mis à disposition sont le fruit d’appels d’offres. Comme le dit le vieil adage : comparaison n’est pa raison.


Source : lequotidiendupharmacien.fr