Syndrome de Diogène

Mode de vie choisi ou maladie ?  Abonné

Publié le 26/03/2012
Ils entassent les objets, ne jettent rien, pas même les détritus, vivent isolés, refusent toute aide. On les a dénommés, selon les époques et les pays « mendiants thésauriseurs », « social breakdown » et aujourd’hui « Diogène ». Maladie ou mode de vie choisi ? Le syndrome de Diogène n’en finit pas de poser question, sur sa définition même, son origine, l’opportunité de sa prise en charge, entre assistance à personne en danger et respect du libre choix.
Une relation extrême aux objets

Une relation extrême aux objets
Crédit photo : DR

C’EST EN 1975 qu’un gériatre, Clark, utilise pour la première fois dans un article de la revue « The Lancet », le terme de syndrome de Diogène, en référence au philosophe Diogène de Sinope, le plus célèbre représentant de l’école cynique, pour désigner ces personnes qui vivent dans des logements encombrés de tonnes d’objets et d’immondices.

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