L’UNPF appelle les pharmaciens à rester mobilisés

Publié le 08/10/2014
Jean-Luc Fournival, président de l'UNPF

Jean-Luc Fournival, président de l'UNPF

Reçue, avec les autres syndicats et l’Ordre, mardi, par des réprésentants des ministères de la Santé et de l’Économie, l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) estime que cette réunion « n’a pas permis d’avancée concrète » et appelle les pharmaciens à rester mobilisés. Dans sa déclaration aux ministères, l’UNPF les accuse de travailler « dans le même temps avec d’autres acteurs économiques qui souhaitent investir notre métier réglementé ». « Vous envisagez des évolutions réelles de leur métier et finalisez même des listes de produits que vous leur laisserez en pâture une fois nos ronds de jambes terminés », pointe l’UNPF. Elle regrette que les grèves et les manifestations, et les 125 000 emplois menacés, laissent le gouvernement « de marbre ». Le syndicat affirme que « l’économie de l’officine ne pourra pas se développer avec des « mesurettes » (vaccination ou prélèvement sanguin) pour lesquelles nous serons sous-payés et qui provoqueront des clivages avec les autres professionnels de santé ». Il appelle au contraire à mettre en place un honoraire à l’ordonnance, seul susceptible de déconnecter la rémunération des pharmaciens des volumes. Il propose aussi un honoraire de responsabilité sur les produits chers et innovants, qui serait financé par les laboratoires en échange de retours d’informations sur l’observance et le suivi des traitements réalisés par les pharmaciens. L’UNPF demande par ailleurs « que les prochains PLFSS fassent peser sur le médicament des économies à hauteur de sa participation aux dépenses de santé. Dans le cas contraire, des contreparties devront être accordées aux pharmaciens ».

« Sauf à avoir des réponses satisfaisantes sur ces points nous ne nous associerons plus à ces débats d’idées et retournerons auprès de notre base pour continuer la mobilisation de la profession autour de ce gouvernement qui souhaite, pour des raisons qui nous échappent, détruire le système de soins libéral de ce pays », conclut l’UNPF.


Source : lequotidiendupharmacien.fr