Un bilan politique peu encourageant

Les signes avant-coureurs de 2014  Abonné

Publié le 05/01/2015
L’année 2014 aura été l’occasion, pour la classe politique, de mesurer son impuissance face à la stagnation économique et à la détresse sociale. En effet, si le remplacement de Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls a permis au président de la République d’engager des réformes plus nombreuses, la conjoncture s’est améliorée d’elle-même, grâce à la baisse de l’euro et du prix de l’énergie, mais aussi grâce une politique de « quantitative easing » (liquidités mises à la disposition du crédit) en Europe. L’opinion publique européenne et plus spécifiquement française ne ressent pas encore les conséquences de ces événements positifs et elle continue donc à douter de la capacité de l’exécutif à créer une dynamique de croissance.

Le bilan annuel permet de fixer les idées sur un passé récent. Néanmoins, il est préférable d’en tirer les enseignements sur la façon dont l’année écoulée prépare l’année qui vient. Ce qui gêne la réforme, ce n’est pas que le pouvoir n’en sache pas la nécessité et le contenu, mais la résistance qu’elle provoque à droite par principe. Le vrai problème, c’est que, en France, la réforme est associée au libéralisme, qu’elle accompagne une mondialisation honnie et pourtant inévitable, qu’elle menace le confort d’une société socialement protégée.

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