CINEMA - « The Immigrant », de James Gray

Les risques du mélo  Abonné

Publié le 02/12/2013
James Gray a pu tourner sur l’île qui ouvrait les portes de l’Amérique et reconstitue le Lower East End d’il y a cent ans, comme l’ont fait Coppola ou Scorsese. S’il n’évite pas tout à fait le piège de la surdramatisation, il signe un beau récit, dans la lignée des mythes américains.
Marion Cotillard aux portes de l'Amérique

Marion Cotillard aux portes de l'Amérique
Crédit photo : A. JOYCE

LES GRAND-PARENTS de James Gray, juifs de Russie, sont arrivés aux États-Unis en 1923 en passant par Ellis Island. L’île du port de New York, lieu d’accueil – ou de rejet – des aspirants à l’immigration dans la première moitié du XXe siècle, a longtemps obsédé le réalisateur de « Little Odessa », qui y voyait un lieu hanté par les fantômes de sa famille. Il a pu y tourner des scènes clés – et les meilleures – de son 5e film, un mélodrame ayant pour une héroïne une jeune Polonaise catholique, qui y débarque avec sa sœur en 1921.

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