Sarkozy « face aux Français »

Les limites de l’exercice  Abonné

Publié le 14/02/2011
Pour sa deuxième prestation télévisée face à des citoyens sélectionnés, Nicolas Sarkozy a eu une bonne audience (plus de huit millions de téléspectateurs) et déclenché des réactions désespérément prévisibles, avec une droite qui l’encense et une gauche qui le traite par l’indifférence ou même par le mépris. Le président a choisi la sobriété et ne s’est livré à aucun effet d’annonce. La question se pose de l’utilité de l’exercice.

VOILÀ UN HOMME conscient qu’il doit offrir une image plus conforme à l’idée de rassemblement mais qui, repris de temps à autre par ses vieux démons, est constamment obligé de corriger la mauvaise impression qu’il laisse lorsque, sous l’empire du scandale, il cherche d’autres coupables, par exemple dans l’affaire de la jeune Laëtitia, assassinée par une brute. Il ressemble à un conducteur qui, ayant commis un excès de vitesse, fait une embardée au moment de ralentir. Car il a tenté de modifier les déclarations qu’il a faites contre les juges, bien qu’il les ait condamnés sans appel.

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