L’épidémie de chikungunya continue à prendre de l’ampleur aux Antilles

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Publié le 07/02/2014

À la demande de Marisol Touraine, le directeur général de la santé, Benoît Vallet, sera aux Antilles les lundi 10 et mardi 11 février. Il doit faire un bilan, avec l’ensemble des acteurs concernés, des mesures de gestion prises pour protéger la population et lutter contre les moustiques vecteurs. Alors que les premiers cas avérés sont apparus en décembre dernier, l’épidémie de chikungunya continue à s’étendre sur l’ensemble des Antilles. Saint-Martin (900 cas), Saint-Barthélemy (180 cas) et la Martinique (980 cas) sont en phase épidémique, seule la Guadeloupe est encore en phase dite de « transmission autochtone modérée ». Le nombre de cas ne cesse d’augmenter et un premier décès « indirectement lié au chikungunya » a été répertorié à Saint-Martin, chez un octogénaire qui présentait d’autres pathologies. À ce jour, il n’existe aucun traitement efficace, mais un vaccin pourrait voir le jour à moyen terme. En attendant, la population est régulièrement sollicitée pour rechercher et éliminer toutes les concentrations d’eau stagnantes. Elle doit utiliser des répulsifs appliqués sur la peau, porter des vêtements couvrant tout le corps, équiper fenêtres et couchages de moustiquaires. L’infection occasionne de très fortes douleurs articulaires et musculaires, une fièvre élevée, des céphalées, des nausées et de la fatigue, sachant que les symptômes peuvent durer plusieurs mois. Cette épidémie s’ajoute à la dengue, qui ne désarme pas puisque plus de 30 000 cas ont été enregistrés aux Antilles depuis le mois de mai (dont 10 mortels).


Source : lequotidiendupharmacien.fr