L’unité nationale, une panacée ?

L’économie d’abord  Abonné

Publié le 09/02/2015
François Hollande a fait de l’unité nationale le socle d’une nouvelle politique qui, en apaisant la colère des Français, devrait lui permettre, dans un climat plus serein, de poursuivre ses réformes. L’amélioration sensible de sa cote de popularité, au lendemain des attentats de janvier, lui a effectivement octroyé la maîtrise du pouvoir dont son échec sur le front de l’emploi l’avait privé. Il est significatif que son discours écarte désormais l’économique et le social et qu’il se consacre davantage au thème du rassemblement sur les questions de société où le consensus est possible. L’ampleur de la crise l’empêchera de tenir durablement cette position.

Le président de la République ne pourra pas indéfiniment camper sur le thème de l’unité. Pour plusieurs raisons. La première est que, s’il est ébloui par la « chance » que les attentats lui ont offerte, on finira par lui reprocher de tirer avantage du malheur de ses concitoyens. D’autant que, s’il est vrai qu’il a multiplié les moyens de prévention d’une recrudescence des attentats, il n’est pas certain qu’il n’y en aura pas d’autres. À ce moment-là, l’unité autour du président cèdera la place à une critique en règle du pouvoir à propos de son incapacité à juguler le terrorisme.

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