Physionomie du « nouveau monde »

L’échec moral des pays émergents

Publié le 10/10/2011
Le veto opposé par la Russie et par la Chine à une résolution du Conseil de sécurité menaçant le gouvernement syrien de sanctions a déclenché en Amérique et en Europe une réaction de colère qui n’est pas près de s’éteindre. Moscou et Pékin croyaient être en mesure de persister sans dommages dans leur indulgence pour Bachar Al-Assad, mais les Occidentaux estimaient qu’ils avaient fait assez de concessions pour obtenir leur approbation du texte.

LA COORDINATION a donc fait défaut entre les délégués des grandes puissances au Conseil de sécurité, mais le clash donne surtout la mesure des archaïsmes diplomatiques de la Russie et de la Chine. Contrairement à ce qu’elles semblent croire, elles ne pourront indéfiniment se comporter comme les totalitarismes stalinien et maoïste. Les États-Unis et l’Europe ont perçu dans leur veto une faute, un anachronisme et une insulte au printemps arabe. Ils veulent en tenir comptables Moscou et Pékin.

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