Woerth-Bettencourt, Karachi

Le retour des affaires  Abonné

Publié le 22/11/2010
L’effet médiatique de l’interview télévisée du président de la République et du remaniement gouvernemental est retombé aussitôt que l’affaire dite de Karachi a été relancée par le témoignage de Charles Millon, ancien ministre de la Défense, qui a déclaré au juge Renaud Van Ruymbeke qu’il avait l’intime conviction que des rétrocommissions ont été versées dans un contrat de ventes de sous-marins au Pakistan. En même temps, l’affaire Woerth-Bettencourt va être dépaysée à Paris et Liliane Bettencourt pourrait bien être mise sous tutelle. Ces deux dossiers peuvent atteindre l’Élysée indirectement.

LE 8 MAI 2002, un attentat commis à Karachi (Pakistan) avait causé la mort de 15 personnes dont 11 ingénieurs français qui participaient à la construction de sous-marins. La piste islamiste a été aussitôt explorée, puis les enquêteurs se sont demandé si les criminels n’avaient pas reçu un ordre d’hommes d’affaires pakistanais, soudainement privés en 1995 des commissions occultes versées par la France pour gagner le contrat.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Abonnez-vous dès maintenant

1€ le premier mois

puis 11,60€/mois (résiliable à tout moment)

Déjà abonné ?

Vous êtes abonné au journal papier ?

J'active mon compte