DANS LA « COLÈRE » qu’il dit avoir ressentie, M. Guéant s’est bien gardé d’accuser Didier Migaud, président socialiste de la Cour nommé à ce poste par Nicolas Sarkozy. D’abord parce que M. Migaud est au-dessus de tout soupçon ; ensuite parce que ses fonctions ne lui permettent pas de rédiger lui-même les rapports, parfois très fouillés de la Cour ; enfin parce que, de tout temps, et notamment lorsque Philippe Séguin la présidait, la Cour n’a jamais été complaisante avec le pouvoir, quel qu’il fût.
Cour des comptes, affaire DSK
Le règne de l’arrière-pensée
Publié le 11/07/2011
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La Cour des comptes a diffusé la semaine dernière un rapport particulièrement sévère pour la politique de sécurité du gouvernement. Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, a aussitôt dénoncé « des erreurs et des inexactitudes » qui entacheraient, selon lui, le document. Du coup, la droite fait à la gauche le procès de ses arrière-pensées électorales. Elle n’a pas complètement tort, mais le jugement est valable pour chacun des deux camps.
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