À PRÈS DE HUIT MOIS de l’élection présidentielle, il est certes préférable de relativiser des symptômes de crise politique qui ne seront sans doute qu’éphémères. Il ne faut pas non plus accabler le système des primaires. Ceux qui lui sont hostiles en dénoncent les aspects conflictuels pour mieux étayer leur position de principe. Pourtant, les primaires, si elles se déroulent démocratiquement, engendrent inévitablement des querelles au sein du parti qui les a voulues. Ces querelles sont indispensables pour différencier les candidats.
À droite comme à gauche
Le règne de la désunion
Publié le 12/09/2011
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Outre une impopularité tenace, Nicolas Sarkozy souffre maintenant des divisions croissantes qui apparaissent dans sa majorité : miné par la perte de confiance des élus dans la capacité du président à emporter l’élection présidentielle de 2012 et par les candidatures centristes, principalement celle de Jean-Louis Borloo, le président en exercice reste au plus bas dans les sondages. À gauche, l’affaire Guérini (le sénateur, président de la fédération socialiste et du conseil général des Bouches-du-Rhône a des démêlés avec la justice) et les attaques de Ségolène Royal contre ses compétiteurs n’améliorent pas le climat électoral.
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