Le prurit nationaliste  Abonné

Publié le 12/10/2015
De plus en plus d’hommes politiques, d’intellectuels et de maîtres à penser sont gagnés par un nationalisme qui serait un remède radical aux maux dont souffre la société française. Le problème, c’est qu’ils n’ont rien inventé de nouveau et que le nationalisme, cancer du patriotisme, fait le lit de l’extrémisme de droite et de gauche. Dans cette curieuse évolution, l’extrême gauche rejoint en définitive les idées du Front national, ce qui en dit long sur une pensée qui trahit ses propres sources idéologiques.

Vladimir Poutine n’est pas étranger à cette évolution de la mentalité française. Parce qu’il met tous les moyens dont il dispose au service de la grandeur russe. Parce qu’il cultive l’anti-américanisme, considéré en France comme le nec plus ultra de l’indépendance française. Parce qu’il se dresse contre l’Union européenne, créature monstrueuse sortie du cerveau de nos technocrates et cause de tous nos malheurs. Le président russe serait exemplaire parce qu’il défend les intérêts de son pays.

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