Le mal du siècle

Publié le 04/10/2012
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Lassitude, désir de repos, sensation de faiblesse, impression d’épuisement teintée d’une vague tristesse ? C’est la fatigue, un des maux du siècle dont souffre près de 60 % de la population ! Les femmes (56 %), plus que les hommes (44 %), seraient touchées, la tranche d’âge des 18-39 ans se sentant particulièrement concernée, étudiants et cadres supérieurs en tête. Mais celle qui conduit chaque jour 500 000 personnes à consulter un médecin se manifeste aussi bien chez l’enfant en période de croissance que chez la personne âgée sous une forme à la fois physique et psychologique. Heureusement, la fatigue n’est pas irréversible. C’est d’ailleurs ce qui la différencie de l’asthénie dont les manifestations, plus durables, ne cèdent pas au repos et peuvent être liées à une pathologie. La fatigue « normale » résulte de l’activité prolongée d’un organe ou d’un système entraînant une diminution ponctuelle des fonctions ou de la résistance de l’organisme. Ses symptômes peuvent prendre bien des formes, douleurs musculaires, troubles du sommeil, dysfonctions sexuelles, troubles intestinaux, somatiques, irritabilité… D’un point de vue physiologique, la fatigue correspond à une altération du métabolisme énergétique qui peut se produire au niveau du muscle, du nerf ou du cerveau. Ce sont les protides (acides aminés), les lipides (acides gras) et les glucides (glucose) issus de l’alimentation qui procurent l’énergie au corps, mais, pour nourrir les cellules, ils doivent être présents sous forme chimique. Un processus que permet le cycle de Krebs, grand pourvoyeur d’énergie aux côtés de la chaîne respiratoire. Lorsque les réserves en énergie présentes sous forme chimique dans l’organisme viennent à manquer, en raison d’une baisse des apports nutritionnels, d’une augmentation des dépenses énergétiques (activité physique, état fébrile, froid), ou d’une agression de l’organisme, la fatigue se manifeste.


Source : Le Quotidien du Pharmacien: 2949