Improvisation permanente

Le grand désordre  Abonné

Publié le 13/10/2014
Dissensions naissantes entre Manuel Valls et François Hollande, abandon de l’écotaxe, débat sur la pénibilité au travail, lenteur des réformes, qui semblent de moins en moins possibles ou applicables, les symptômes se multiplient d’une gouvernance improvisée et à la merci des réactions de la majorité et de l’opposition, avec une lassitude croissante des ministres qui, eux-mêmes, ne semblent pas croire à ce qu’ils entreprennent.

LE CAS de Ségolène Royal est peut-être le plus impressionnant : où est passée la ministre flamboyante qui n’a pas froid aux yeux, qui bouscule tous les tabous, qui ne mâche pas ses mots ? Trois jours avant de « suspendre sine die » l’écotaxe, mesure tronquée qui ne devait plus rapporter que quelque 500 millions d’euros au lieu de 1,2 milliard, elle semblait encore y croire dur comme fer. Tout, son credo écologiste, son passé politique, sa fermeté notoire, incitait à penser qu’elle tiendrait bon.

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