Municipales : le choc

Le dilemme après la défaite  Abonné

Publié le 31/03/2014
Le président de la République est forcé de prendre dès aujourd’hui des décisions à la mesure de la défaite de la gauche aux municipales. La question du remaniement n’est cruciale que s’il accompagne un changement profond de la politique engagée depuis deux ans et qui n’a produit aucun résultat substantiel. Le suspense est d’autant plus grand que François Hollande a le choix entre un projet qui apporte aux Français un apaisement conjoncturel, qui échouera sur le long terme, et un autre, qui aurait des chances d’aboutir, mais risque d’augmenter son impopularité.

La défaite politique de la majorité est encore plus lourde que ce que l’on croit. Elle prépare la perte du Sénat pour la gauche, ce qui explique que le président de la chambre haute, Jean-Pierre Bel, ait renoncé à se représenter, et celle d’une majorité de régions, sans compter une déroute aux élections européennes. La conjonction probable, mais pas certaine, de ces malheurs pour le parti socialiste met en danger la réélection de M. Hollande pour un second quinquennat. Il dira que cinq ans, c’est trop court pour achever une tâche. Mais il en perdu deux.

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