Covid-19

Le CNRS et le CHU de Montpellier évaluent un test salivaire rapide

Par
Charlène Catalifaud -
Publié le 17/04/2020

Un essai clinique français visant à évaluer l'efficacité d'un test rapide de dépistage du SARS-CoV-2 en conditions réelles a été lancé le 11 avril, a annoncé le CNRS.

easycov

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Crédit photo : GARO/PHANIE

« Le test EasyCov est réalisable simplement, sans laboratoire. Il suffit de prélever de la salive, l’un des principaux vecteurs du virus, et de la placer avec les réactifs à 65 °C pendant 30 minutes », explique le CNRS dans un communiqué. Le résultat est ensuite lisible à l'œil nu. Le test de référence requiert quant à lui plusieurs heures de traitement et plus de matériels.

Le test a déjà permis de détecter de l'ARN viral isolé en laboratoire et du virus actif. L’étude clinique, pilotée par le laboratoire Sys2Diag du CNRS et le CHU de Montpellier, va permettre d'évaluer sa performance sur des échantillons salivaires. Au total, 180 personnes seront incluses : des patients ayant un diagnostic confirmé de Covid-19 et des professionnels de santé hospitaliers supposés négatifs au SARS-CoV-2.

Des résultats attendus fin avril

« Les analyses de présence d’ARN viral spécifique du SARS-CoV-2 seront faites en parallèle avec une méthode conventionnelle. La sensibilité et la spécificité d’EasyCov pourront aussi être optimisées grâce aux résultats de l’étude qui sont attendus pour la fin avril », précise le CNRS.

En parallèle de cette étude, la chaîne de production s'organise d'ores et déjà pour anticiper un déploiement massif en cas de résultats concluants. D'après le CNRS, « cette chaîne pourrait être prête pour un déploiement auprès des personnels soignants dès le mois de mai ».

Une version grand public d'EasyCov est également envisagée. En effet, un dispositif nomade de chauffe est en cours de développement au cas où l'incubation à 65 °C resterait nécessaire. La société française Vogo est, de son côté, en charge de mettre au point un moyen permettant une analyse automatisée des résultats.

Charlène Catalifaud

Source : Le Quotidien du Pharmacien: 3596