La crise du Front national

Le choix de Marine  Abonné

Publié le 13/04/2015
La crise qui déchire subitement le Front national n’est pas, comme on le dit souvent à gauche et à droite, une vaste supercherie destinée à donner au FN ses lettres de créance de parti de gouvernement, enfin purifié des scories racistes, révisionnistes et antisémites. Elle oppose la présidente et le président d’honneur, le père et la fille, des idées passéistes et un projet moderne, et elle exprime une douloureuse distorsion entre les fondations historiques du parti et l’avenir auquel il aspire.

En outre, la mèche qui a conduit à l’explosion était allumée depuis longtemps. Les relations affectueuses entre Jean-Marie et Marine ont cédé peu à peu à des divergences idéologiques considérables. Le « menhir », tout en félicitant des succès électoraux du FN, du triomphe de sa fille, puis de sa petite-fille (Marion Maréchal-Le Pen), a rapidement pris ses distances avec les nouveaux lieutenants de la présidente, principalement Florian Philippot, venu du chevènementisme, admirateur de de Gaulle. M.

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