Blitzkrieg diplomatique de Poutine

Le choc des « valeurs »

Publié le 16/09/2013
L’offre de Vladimir Poutine de négocier la suppression des armes chimiques de la Syrie va bien au-delà de la crise géopolitique du Proche-Orient. Le président russe s’est imposé à Barack Obama et à François Hollande comme un interlocteur indispensable, capable d’empêcher une guerre et de trouver une solution négociée. Il y est parvenu en utilisant des moyens qui reposent sur la menace pure et simple. Il cache son cynisme sous les leçons qu’il prétend nous donner et veut prouver, in fine, que le système russe est supérieur au nôtre.

M. POUTINE a publié jeudi dernier dans « le New York Times » une tribune dans laquelle il se contente, dans un langage aimable, de montrer que les Américains et les Européens se tompent sur toute la ligne à propos du régime de Damas. Il réaffirme, contre des preuves pratiquement impossibles à réfuter, que ce sont les insurgés syriens qui ont utilisé des armes chimiques.

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