Un variant BDNF impliqué dans l’anxiété

La voie de traitements personnalisés dans les phobies

Publié le 25/01/2010
Les hommes et les souris qui possèdent une variation commune du gène encodant le facteur neurotrophique cérébral BDNF (brain-derived neurotrophic factor) ont plus de difficultés à « éteindre » une réponse conditionnée d’anxiété ; ils présentent également une anomalie du circuit neural sous-jacent, à savoir une activité réduite du cortex préfrontal ventromédian et une activité accrue de l’amygdale (mal freinée par le cortex préfrontal). Cette découverte, rapportée dans la revue « Science » en ligne, fait entrevoir dans le futur la possibilité d’un test génétique du variant pour guider et personnaliser le traitement des troubles anxieux comme les phobies ou l’état de stress post-traumatique.

DE NOTRE CORRESPONDANTE

LE FACTEUR neurotrophique cérébral BDNF (brain-derived neurotrophic factor) joue un rôle important dans la plasticité synaptique associée à l’apprentissage et l’extinction de la peur.

Une variation courante du gène BDNF, un polymorphisme aboutissant à une substitution de la valine (Val) par la méthionine (Met) au codon 66 (Val66Met), a été associée chez l’homme à des comportements anxieux.

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