EN VISITE en Tunisie le 28 avril 2008, Nicolas Sarkozy déclarait : « Je ne vois pas pourquoi je m’érigerais en donneur de leçons ». Et, s’adressant à son homologue tunisien, il ajoutait : « J’ai pleinement confiance en votre volonté de continuer à élargir l’espace des libertés ». Décriées par la gauche à l’époque, ces paroles, au regard de ce qui se passe aujourd’hui dans un pays réputé pour sa douceur mais soudain plongé dans la violence, semblent bien imprudentes. Car la révolte est populaire. Avocats, étudiants, enseignants, classe moyenne s’y associent.
Discrétion française
La Tunisie et nous
Publié le 17/01/2011
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Les émeutes en Tunisie sont d’une telle gravité, ont été si subites et inattendues, et semblent avoir des effets assez irréversibles pour sonner le glas du régime du président Zine el Abidine Ben Ali. Comme d’habitude, la Tunisie très proche, historiquement et géographiquement, de la France, et proche aussi du cœur des Français, donne lieu à un débat national.
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