Crise grave au Brésil

La tragédie d’une femme  Abonné

Publié le 24/06/2013
Au Brésil, la hausse du ticket de transport en commun a déclenché une révolte sociale qui va en s’amplifiant, et que les pouvoirs publics, en dépit d’une répression plutôt brutale, ne semblent plus contrôler. La crise brésilienne est d’autant plus étonnante que, depuis plusieurs années, ce pays est remarqué pour son développement économique, pour l’action du gouvernement en faveur des pauvres et pour figurer aujourd’hui parmi les puissances qui comptent.
Dilma Roussef : la fin d’un cycle

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Crédit photo : AFP

LE SOULÈVEMENT, qui a gagné tous les États et toutes les villes de la fédération brésilienne, est devenu incontrôlable. Bien entendu la hausse de huit centimes d’euro du ticket de bus ne suffit pas à expliquer cette colère, soudaine mais durable, contre les pouvoirs publics. Élue le 31 octobre 2010 et présidente depuis le 1er janvier 2011, Dilma Roussef, du Parti des travailleurs (PT), a été choisie par Luiz Inàcio Lula da Silva, plus communément appelé Lula, pour lui succéder. Le PT est majoritaire dans le pays depuis plus de dix ans.

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