Violence de la campagne

La surface des choses  Abonné

Publié le 20/02/2012
Nicolas Sarkozy a fait très fort en accusant François Hollande, lors de son premier discours de campagne, de « mentir matin et soir ». Aussitôt, les lieutenants du candidat socialiste, de Benoît Hamon à Claude Bartolone (« la fin d’un quinquennat de faussaires »), ont riposté par un tir de barrage où l’on trouvait toute la gamme des épithètes insultantes. Ils ont été aidés par les deux extrêmes, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Le tableau général n’est pas favorable au débat de fond.

POUR FRANÇOIS HOLLANDE, il s’agit tout simplement d’achever M. Sarkozy, à la traîne dans les sondages. Pour le président sortant, il s’agit de remonter la pente avec l’énergie du désespoir, laquelle ne dicte pas les paroles de la sagesse. François Bayrou dénonce la « sarkhollandisation » du débat national. À chaque échéance électorale, les candidats qui peinent à se qualifier pour le deuxième tour utilisent la même argumentation. Le président du MoDem a au moins l’avantage de représenter, comme Mme Le Pen, une force non négligeable.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Abonnez-vous dès maintenant

1€ le premier mois

puis 11,60€/mois (résiliable à tout moment)

Déjà abonné ?

Vous êtes abonné au journal papier ?

J'active mon compte