Grèce : un engagement moral, pas financier

La stratégie « soft » de l’Europe  Abonné

Publié le 23/07/2010
La décision des Européens de n’accorder dans l’immédiat qu’un soutien moral à la Grèce aura surpris tous ceux qui s’attendaient à l’annonce d’un plan chiffré. On verra cette semaine comment les marchés réagissent. Il n’est pas sûr que le pari, pris principalement par les Allemands et les Français, échoue.

LA MONTAGNE a-t-elle accouché d’une souris ? Face à la spéculation, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui, comme on pouvait s’y attendre, ont conduit le bal à Bruxelles, semblent avoir décidé qu’on ne peut pas traiter l’Union européenne et l’euro comme des entités faibles, à la merci des caprices du marché. Leur réponse peut se résumer ainsi : pas de panique, la Grèce peut redresser ses comptes toute seule, ses partenaires de la zone euro ne ménageront pas leur soutien financier le moment venu, mais ils ne sont pas soumis aux moindres mouvements des bourses.

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