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La romance de l’enfance  Abonné

Publié le 30/01/2014
L’enfance se décline sur tous les tons ; elle commence très tôt ou s’étire à l’infini, elle se vit en même temps qu’elle s’écrit ou se réinvente des années plus tard, elle est entre nostalgie et désespoir, regrets et remords.

En une quinzaine d’ouvrages, de « Son frère », en 2001, à « De là, on voit la mer », Philippe Besson s’est imposé comme le romancier des sentiments, qui sait comme personne, et de la manière la plus élégante, plonger au vif du mal et de la souffrance. Ainsi de « la Maison atlantique » (1), qui a pour décor une ville balnéaire et pour personnages principaux un garçon de 18 ans, le narrateur, et son père, un homme occupé par ses affaires et ses conquêtes, qui ne lui a jamais rien donné, hormis le confort matériel.

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