Paris et Berlin dans la tourmente

La politique de la lucidité  Abonné

Publié le 05/12/2011
Ce qu’il n’y avait pas dans le long discours que Nicolas Sarkozy a prononcé jeudi dernier à Toulon, c’est un aveu essentiel : l’Allemagne, comme la chancelière Angela Merkel l’a confirmé le lendemain devant le Bundestag, n’acceptera aucune solution miracle. Il n’y aura ni mutualisation de la dette ni prêteur de dernier recours. L’avenir de l’euro et de l’Union européenne passera donc par un nouveau traité européen, dont la rédaction demandera plusieurs mois, en pleine période électorale.

M. SARKOZY a fait un discours de circonstance qui lui a valu, comme on pouvait s’y attendre, de virulentes critiques de la gauche. Le nombre de mots d’un discours ne saurait occulter une vérité simple : c’est par le retour à l’équilibre budgétaire qu’un pays, fût-il associé au reste de l’Europe, mettra un terme à la crise de l’endettement. Et chaque gouvernement est renvoyé par la chancelière à ses propres responsabilités. Le président de la République en a pris acte.

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