LA FAUTE originelle du président de la République est d’avoir promis à Jean-Louis Borloo qu’il serait Premier ministre, puis de trahir sa promesse, ce que l’ex-ministre de l’Environnement a reçu comme un coup de Jarnac. Le malentendu tient surtout au fait que M. Sarkozy peut changer de stratégie dans l’heure et qu’il se laisse influencer par le dernier qui s’exprime, en l’occurrence François Fillon, lequel a énuméré tous les avantages que le chef de l’État aurait s’il ne changeait pas de chef du gouvernement. Après, l’entêtement, peut-être suicidaire, de M.
Borloo quitte l’UMP
La majorité perd son centre
Publié le 11/04/2011
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Aussitôt suivi par Rama Yade, Jean-Louis Borloo a annoncé jeudi dernier qu’il quittait l’UMP, dont le secrétaire général, Jean-François Copé, a exprimé ses regrets sans toutefois critiquer excessivement l’ancien ministre. M. Copé n’a pas caché que, à ses yeux, M. Borloo souhaitait présenter sa candidature à l’élection présidentielle de l’an prochain, ce qui est un sérieux sujet d’inquiétude pour le camp de Nicolas Sarkozy.
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