À trois semaines du scrutin

La grisaille des municipales  Abonné

Publié le 03/03/2014
Si l’on en croit les enquêtes d’opinion, les élections municipales n’apporteront ni une grande victoire à la droite, ni la consécration au FN, ni une déroute au PS. Sagesse de l’électeur ou apathie induite par la tétanisation que lui cause la crise ? Son rejet de la politique économique et sociale actuelle ne semble pas devoir changer son vote. Son attirance pour une extrême droite qui n’a pas encore gouverné n’ira pas jusqu’à un basculement. Son aversion pour le « hollandisme » ne va pas jusqu’à le jeter dans les bras de l’UMP.

IL Y A ENCORE quelques jours, nombre d’élus socialistes et de membres du gouvernement paraissaient céder à la panique et craignaient un résultat des municipales tellement désastreux pour la gauche qu’il mettrait en danger le reste du quinquennat de François Hollande. Aujourd’hui, cette crainte commence à se dissiper, pas tant parce que les socialistes vont gagner mais parce qu’ils vont probablement résister dans des localités assez symboliques pour qu’ils en tirent un « élément de langage » positif pour eux.

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