Migaud, l’homme des quatre vérités

La conscience d’un pouvoir tourmenté

Publié le 27/05/2013
La Cour des comptes, dont le président, Didier Migaud, a été désigné par Nicolas Sarkozy bien qu’il fût socialiste, a publié son plus récent rapport sur l’éducation. Il en ressort que l’enseignement public a moins besoin de nouveaux effectifs que d’une réorganisation. Ce n’est pas la première fois que la Cour critique les mesures gouvernementales. Pour éviter toute confusion des genres, M. Migaud a quitté le PS dès qu’il a été nommé à son poste prestigieux. Ses anciens camarades reprochent à l’institution qu’il préside de toujours préconiser des économies.

LA COUR a critiqué l’action de M. Sarkozy et ne se prive pas davantage de contester celle de François Hollande. C’est ainsi qu’elle insiste sur une diminution draconienne des dépenses de l’État que le gouvernement peine à engager, ou qu’elle s’intéresse davantage au désendettement qu’elle n’applaudit les mesures sociales prises l’an dernier par M. Hollande. M. Migaud ne renie pas son engagement socialiste. Il souhaite seulement que le gouvernement prenne des décisions pragmatiques adaptées à la crise et à des déficits qui bouchent l’horizon de la croissance.

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