Après la mort de Mohamed Merah

La campagne a basculé

Publié le 26/03/2012
La campagne électorale devait être nécessairement influencée par de nouveaux actes de terrorisme en France et par le dénouement de l’affaire Merah. Doit-on considérer comme inévitable le bénéfice que Nicolas Sarkozy a tiré de cette crise aiguë ? Et encore plus inévitables les critiques émises par l’opposition ?

LES PRINCIPAUX candidats à l’élection présidentielle, et François Hollande parmi eux, ont été réduits, pendant les trois premiers jours de la semaine dernière, à des rôles secondaires dont ils ne pouvaient se défaire qu’au risque de passer pour des diviseurs, alors même que, dans des discours très dignes, M. Sarkozy prônait clairement le rassemblement à l’occasion du deuil national. Dès lundi dernier, les candidats affirmaient tous qu’ils faisaient une pause dans la campagne, mais à peu près aucun n’a tenu sa promesse. Le constat est simple : pendant que M.

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