Foin des scrupules

Hollande enfin président  Abonné

Publié le 14/04/2014
Quand François Hollande faisait campagne, il nous a raconté une fable : lui président, il serait différent de son prédécesseur et il réintroduirait dans sa méthode les limites éthiques qui rendraient exemplaire sa façon d’exercer le pouvoir. L’expérience a prouvé que, dans un contexte d’impopularité extrême, de défaite électorale, d’atonie économique, il a compensé son impuissance par une occupation en règle de ses pouvoirs constitutionnels et s’est affranchi de tout scrupule.

La permutation de Jean-Claude Jouyet et de Pierre-René Lemas entre la Caisse des dépôts et consignations et le secrétariat général de l’Élysée est un modèle de manipulation. M. Lemas était un docile serviteur de l’État et du président ; M. Jouyet était encore mieux, un ami personnel auquel M. Hollande avait pardonné d’être entré au gouvernement de Nicolas Sarkozy dans le cadre de la politique dite d’ouverture. Qu’importe si M. Lemas n’a pas démérité, qu’importe si les dirigeants de la Caisse des dépôts sont surpris de la méthode, qu’importe l’éclectisme politique de M. Jouyet.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Abonnez-vous dès maintenant

1€ le premier mois

puis 11,60€/mois (résiliable à tout moment)

Déjà abonné ?

Vous êtes abonné au journal papier ?

J'active mon compte