Hépatite C : la France interpelle l’Europe sur la cherté des nouveaux traitements

Par
Mélanie Maziere -
Publié le 23/06/2014
Microscopie électronique à  Transmission (MET) de particules de l'hépatite C infectant des...

Microscopie électronique à  Transmission (MET) de particules de l'hépatite C infectant des...

La France a lancé une « initiative commune » avec 14 autres pays*, lors d’une réunion des ministres européens de la Santé au Luxembourg, pour obtenir une baisse du coût des nouveaux médicaments contre l’hépatite C. Dans une déclaration commune, les 15 pays notent que leurs prix « sont extrêmement élevés et insoutenables pour les budgets de santé », ce qui risque d’être un facteur « d’exclusion de milliers de patients » et de nouvelles contaminations pourtant évitables. Cet appel du pied de la France fait suite aux mouvements de contestation, fin mai, contre les tarifs des antiviraux à action directe (AAD) de la part des associations de patients. En effet, un traitement complet de trois mois coûte entre 50 000 et 80 000 euros. La déclaration commune des 15 pays propose d’établir « un réseau d’échanges d’informations » sur « la définition d’un plafond de prix, les protocoles de traitement (…) et les négociations en cours avec l’industrie ». Les laboratoires fabricants sont actuellement Gilead, Janssen-Cilag et Bristol-Myers Squibb. Le commissaire européen à la Santé, Tonio Borg, se réjouit de cet « empressement à coopérer contre la spéculation sur les prix des médicaments » et appelle les États à se servir du mécanisme d’achats groupés, adopté récemment par 23 pays de l’Union européenne. Entre 7,3 et 8,8 millions d’Européens seraient porteurs du VHC.

* Allemagne, Belgique, Chypre, Croatie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Slovénie.

Source AFP


Source : lequotidiendupharmacien.fr