La fin d’une crise longue et coûteuse

Guadeloupe : pas de vainqueurs  Abonné

Publié le 09/03/2009
Les Guadeloupéens se sont réjouis à juste titre de la fin du conflit social et d’un accord censé améliorer leur pouvoir d’achat. Ce sont eux pourtant qui seront appelés à payer la facture : les Antilles subissent la crise mondiale comme tout le monde, mais la grève, qui a été totale pendant plus de six semaines, a encore affaibli un peu plus l’économie de l’île. Les patrons se sont engagés à augmenter les salaires. En même temps, ils prévoient des milliers de licenciements dans les PME qui ne pourront surmonter les conséquences de la grève.

ÉLIE DOMOTA, le chef syndicaliste qui s’est fait une notoriété nationale à l’occasion du conflit, a remporté une victoire à la Pyrrhus. Si le mouvement qu’il a lancé était parfaitement justifié par des inégalités flagrantes, si, pour commencer à changer les choses, il fallait une démonstration de force ample et longue, si les Guadeloupéens ont pris conscience de leur force politique, le résultat du conflit est extrêmement négatif. L’équation économique n’a d’ailleurs aucun sens. Que les monopoles fassent un effort salarial, quoi de plus naturel ?

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