Une succession difficile

Gilles Queille fait vivre une officine sans médecin

Publié le 06/12/2012
S’installer à la campagne dans les années 1980 était synonyme de qualité de vie. Mais, trente ans plus tard, quand la question de la succession commence à se poser, l’avenir est plus sombre. Surtout quand le village est sans médecin. Gilles Queille, à Dizy-le Gros, dans l’Aisne, en fait l’amère expérience.

DEPUIS juillet la pancarte trône devant la pharmacie : « Dizy cherche médecin ». « Je l’ai fait faire et je l’ai payé moi-même », explique Gilles Queille, titulaire à Dizy-le Gros, petite commune de l’Aisne, depuis près de trente-cinq ans, et adjoint au maire. À 59 ans, « j’ai un petit chiffre d’affaires de 750 000 euros, qui a plutôt tendance à baisser ; je me demande qui voudra prendre ma succession dans un village sans médecin. Avec le papy-boom, le nombre de pharmacies qui cherchent un repreneur est pléthorique », remarque-t-il.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles

Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).

Je me connecte