Économies : le cœur n’y est pas

France, où est ton courage ?  Abonné

Publié le 22/04/2014
La fronde des parlementaires socialistes contre le plan d’économies de 50 milliards d’euros en trois ans annoncé par Manuel Valls a pour principal effet de décourager une démarche douloureuse mais indispensable. Personne au gouvernement, pas le Premier ministre en tout cas, n’est hostile à un dialogue avec les élus de la majorité. Mais enfin on ne cède pas à la folie ou l’hystérie si l’on rappelle qu’on a débattu pendant des années sur ces économies et que le moment est venu de les réaliser.

En même temps qu’il bénéficie d’une popularité record, le chef du gouvernement n’a jamais été aussi seul. Il ne peut pas compter sur l’opposition, bien qu’il lui ait tendu la main ; il est combattu par l’extrême gauche ; les Verts ont annoncé qu’ils ne voteraient pas son plan ; une partie des députés socialistes exige qu’il limite les économies à 35 milliards. Pourquoi 35 milliards au lieu de 50, et d’ailleurs pourquoi 50 sinon parce que la France ne peut pas faire plus ? Si Manuel Valls écoutait les voix du mécontentement, il viderait le plan de toute sa signification.

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