La débat gauche-droite se radicalise

Fracture politique  Abonné

Publié le 31/05/2010
La réforme des retraites aurait dû donner lieu en France à un consensus sur un mélange savant de prolongation des carrières, de taxes nouvelles pour les foyers les plus aisés et de hausses modérées des cotisations sociales. En réalité, elle a séparé deux grands camps où se retrouvent la majorité et l’opposition : la première met l’accent sur le report de la date de la retraite, la seconde ne songe qu’à lever des impôts pour protéger l’acquis social qu’est la retraite à 60 ans.

C’EST UNE BATAILLE aussi violente qu’artificielle : le déficit projeté des régimes est tel qu’il ne peut être résorbé que par une combinaison de mesures. Il est impossible de l’ignorer. Le gouvernement le sait, les syndicats le savent, le PS le sait. Le premier Français à avoir alerté la France sur la course au précipice du système est un socialiste, Michel Rocard, dont le Livre blanc, en 1991, il y a donc 19 ans, avait déjà prévu les sacrifices à consentir pour rééquilibrer les régimes. En 1994, le gouvernement Balladur fait passer le nombre de annuités de cotisations de 37,5 à 40.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Abonnez-vous dès maintenant

1€ le premier mois

puis 11,60€/mois (résiliable à tout moment)

Déjà abonné ?

Vous êtes abonné au journal papier ?

J'active mon compte