Les pharmaciens après l’élection d’un nouveau président de la République

Faut-il avoir peur de François Hollande ?

Publié le 10/05/2012
Thème majeur de François Hollande durant sa campagne électorale, le changement annoncé ne devrait cependant pas bouleverser le système de santé ni mettre en cause les fondements de l’exercice officinal. Le nouveau président de la République nous avait confié, il y a quelques semaines, sa vision du rôle de la pharmacie et les grandes lignes de la politique du médicament qu’il entend mettre en œuvre. Réduction de la consommation de médicaments et baisses de prix figurent à son programme. Mais c’est sur la fiscalité que la profession pourrait se montrer la plus méfiante.

AU LENDEMAIN de l’élection de François Hollande à la tête de l’État, beaucoup de ceux qui n’ont pas voté pour lui s’inquiètent. Les pharmaciens, qui avaient majoritairement manifesté leur préférence pour le président sortant*, font partie de ceux-là. Ce n’est pas tant la politique de santé et de protection sociale annoncée durant la campagne qui nourrit une certaine appréhension parmi la profession que les réformes fiscales prévues, susceptibles d’écorner les patrimoines. Les semaines qui viennent devraient permettre à cet égard de vérifier si ces craintes sont fondées.

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