La Russie accroît son influence au Proche-Orient

Face à Poutine, une Europe dispersée

Publié le 21/09/2015
Depuis le début de la guerre civile en Syrie, la Russie n’a cessé de soutenir son dictateur, Bachar Al-Assad. Elle lui envoyait des armes, elle commence à dépêcher des troupes. Elle se pose en ennemi de Daech pour mieux assurer la survie d’un régime disqualifié. Vladimir Poutine peut faire ce que bon lui semble : les Européens, comme au sujet de l’Ukraine, sont impuissants.

Face à Poutine, il y a deux attitudes. La première consiste à condamner son régime autoritaire, le retour à la guerre froide, l’usage de la force contre les Ukrainiens. La seconde relève de la traditionnelle Realpolitik, elle ne fait pas de sentiments, ne s’occupe pas des droits de l’homme, ne croit pas au devoir d’ingérence et s’appuie sur l’idée, pas fausse, que l’on ne peut pas faire de politique étrangère sans Moscou. Lorsqu’il était président, Nicolas Sarkozy a excellé dans la pratique de cette diplomatie. Il a convaincu M.

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