Enquêtes sur le renoncement aux soins : le poids des questions

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Publié le 31/07/2015

Le renoncement aux soins est régulièrement évoqué pour dénoncer la désertification médicale ainsi que la précarité sociale, tout comme pour étudier l’accès aux soins les moins bien remboursés par l’assurance-maladie. Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) révèle cependant l’importance du choix des questions de type :  « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous renoncé à un soin pour des raisons financières ? ».

Une orientation des sondages d’opinion sur le renoncement aux soins comme ils sont régulièrement pratiqués, n’est donc pas à exclure. Car, « Le taux de renoncement aux soins pour raisons financières est particulièrement très sensible à la formulation de la question », conclut la DREES. Quatre jeux de formulation différents soumis à quatre échantillons de répondants, ont ainsi démontré un écart de taux de quinze points selon la formulation choisie.

Toutefois, « le classement des types de soins faisant l’objet du plus de renoncement est moins sensible à l’effet de formulation », remarquent les chercheurs de la DREES. Ainsi, le classement fait apparaître un taux élevé de renoncement pour les soins dentaires et optiques, (entre 10 et 18 %), alors qu’il n’atteint que 6 % pour les consultations médicales et 4 % pour le médicament. Et ce, quelle que soit la formulation retenue.


Source : lequotidiendupharmacien.fr