e-cigarette : le débat rebondit

Publié le 10/12/2013

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Le coordinateur de l’appel des médecins en faveur de la cigarette électronique juge « choquante » et « infondée » la décision d’un tribunal de commerce d’ordonner à un vendeur spécialisé de cesser de vendre des e-cigarettes. « Nous pensons que la décision du tribunal de commerce de Toulouse constitue un véritable obstacle à notre métier de soignants », souligne le tabacologue Philippe Presles, qui a lancé en octobre dernier un « appel pour la reconnaissance médicale de la cigarette électronique » déjà signé par une centaine de médecins. Ce tribunal « estime par sa décision que les intérêts de 26 000 buralistes en France sont plus importants que ceux des 14 millions de fumeurs restant encore dans notre pays, dont la très grande majorité voudrait quitter le tabac », souligne le tabacologue. Le tribunal de commerce de Toulouse a ordonné lundi à un commerçant spécialisé de cesser de vendre des e-cigarettes, en jugeant qu’il faisait une concurrence déloyale à un buraliste de la ville qui avait porté plainte. Il a estimé que les produits de substitution du tabac relevaient de la législation sur le tabac et que leur vente était donc soumise au monopole des buralistes. Selon le Dr Presles, la décision est « d’une grave inconséquence », alors que près de 2 millions de fumeurs « ont enfin réussi à se libérer du tabac » en France grâce à la e-cigarette. Mais il la juge surtout « infondée », puisque contrairement à la cigarette conventionnelle, la e-cigarette « ne contient pas de tabac, s’actionne sans feu, vaporise son liquide à 60°, celui-ci ne contenant ni goudrons, ni monoxyde de carbone, ni particules fines ».


Source : lequotidiendupharmacien.fr