De Delphine Batho à Arnaud Montebourg

Drôle de gouvernement

Publié le 15/07/2013
Lorsque Delphine Batho, ministre de l’écologie, a dénoncé un « mauvais budget » parce que celui de l’environnement était amputé de 7 %, elle fut chassée par François Hollande sans autre forme de procès. Lorsqu’Arnaud Montebourg, la semaine dernière, a proposé que l’on explore les moyens d’exploiter le gaz de schiste proprement, il a simplement reçu une rebuffade de Jean-Marc Ayrault, mais il est resté à son poste. Pendant ce temps, les Verts, calmés par une relance de 12 milliards en dix ans, consacrée pour moitié à la « transition énergétique », continuent à se demander s’ils doivent rester ou non dans l’équipe gouvernementale.

ON NE SAURA peut-être jamais ce qui a valu son limogeage à Mme Batho et ce qui vaut tant d’indulgence à M. Montebourg. Une analyse superficielle tendrait à démontrer que le président et le Premier ministre n’ont pas du tout la fibre environnementale, qu’ils font juste pour l’écologie le service minimum qui maintient la fragile alliance avec EELV, que Mme Batho a affiché une indépendance d’esprit que ne garantissait pas sa solitude politique, qu’ils laissent parler le ministre du Redressement productif pour ne pas fermer définitivement la porte au gaz de schiste.

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